Articles généraux, présentations, préfaces…

Picasso 11

« Artiste prolifique », « salué très tôt par la critique pour son implication active dans la vie littéraire sous toutes ses formes » selon la Maison de la Poésie de Nantes (il est par exemple critique pour la revue Europe), Matthieu Gosztola a notamment enseigné la psychanalyse à l’Université du Maine. Il est pianiste, compositeur, poète, mais aussi photographe, vidéaste, peintre, dessinateur, attentif sans doute à ce que toute forme puisse garder en elle « quelque chose de la déflagration de la neige qui tombe » (Sur la musicalité du vide). Il cherche aussi peut-être, en interrogeant inlassablement l’altérité dans ses écrits (celle du visage, celle de l’Afrique…), à s’exposer à tous les vents, de terre et de mer, afin de suivre, coûte que coûte, l’adage de Rilke qui est que « ce qui enfin nous sauve, / c’est d’être sans abri ».

 Présentation sur le site de France Culture.

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Présentation par les Éditions Phébus (Dir. André Velter, Jean-Pierre Sicre, Caravanes, « littératures à découvrir », n°7, Éditions Phébus, 2001).

→ À noter : ce numéro de la revue Caravanes a été présenté en ces termes dans Le Figaro Littéraire, le 6 décembre 2001 (p. 5, rubrique « Beaux livres ») : « Revue annuelle de littérature, Caravanes est plus qu’une revue, c’est un très beau livre grand format dont les passionnés ne ratent aucune livraison. Ses pères, Jean-Pierre Sicre et André Velter, l’ont voulu comme « un lieu d’universelle rencontre qui accueille les récits, les blasphèmes et les chants, la stèle de ceux qui passent avec le sable, avec le vent « . On l’aura compris, c’est la poésie qui domine ces quatre centaines de pages. On ouvre cette septième livraison avec des poèmes d’Henri Michaux et on la referme avec les Chants de l’expérience du génial William Blake. Entre-temps on aura voyagé avec des auteurs Phébus (Jean Malaquais, Mathieu Belezi, Mathieu Terence, François Cheng, Norman Levine) et découvert d’autres  « passeurs » comme les iraniens Sohrab Sepehri ou Fereydoun Faryad, qui nous dit le monde tel qu’il ne change pas : « Révolutions, guerres, coups d’Etat/Sans cesse, sans cesse, sans cesse/Passe un mendiant aveugle tenant/Une cage à oiseaux et frappant/De son bâton le sol nocturne. » Ailleurs, un poète de langue Maya nous donne des vers pour « conjurer l’oubli » tandis qu’un très jeune français, Matthieu Gosztola, qui dit écrire « pour survivre. Survivre à la vie », nous invite à « Souffler dans le vent hivernal/avec un vulgaire sifflet/encore un peu/Jusqu’à vomir les demi-mots/et désirs refoulés… » » Voir également ici.

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Soleils & Cendre, « Bastide, Bougel, Ritsos, Gosztola, Angles », n°51, 2001, p. 29.

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Verso, n°104, « matthieu gosztola, tennis », mars 2001, p. 3.

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Présentation par la Semaine de la poésie (Clermont-Ferrand).

Présentation par la Semaine de la poésie (Clermont-Ferrand).

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Présentation par la Maison de la poésie de Nantes pour le festival international Midiminuitpoésie.

(Présentation initiale sur le programme du festival :

« Artiste prolifique, Matthieu Gosztola enseigne la littérature au Mans et à Paris où il demeure alternativement. Salué très tôt par la critique pour son implication active dans la vie littéraire sous toutes ses formes, ce jeune compositeur et pianiste de formation, né en 1981, déclare s’être « mis à écrire après la mort de [son] père. Je voulais lui rendre justice, terminer ce qu’il n’avait pas eu le temps de terminer ». Après quelques ouvrages fort justement qualifiés par Antoine Emaz d’« intimisme familial et amoureux », Matthieu Gosztola amorce avec Sur la musicalité du vide une technique narrative et poétique particulière organisée en un « vaste réservoir d’observations et d’évocations, d’aphorismes et de notations inclassables […] » (Michaël Bishop, The French Review). Puis plonge brusquement au cœur de l’événement tragique entre tous : le génocide perpétré au Rwanda en 1994. Son langage âpre et sa maturité surprennent, mais s’imposent. Débris de Tuer constitue un long thrène d’un seul souffle au cours duquel Matthieu Gosztola « debout au milieu du charnier verbal, entend les saignements intérieurs qui montent depuis la terre rwandaise jusqu’à l’homme tout entier, il recueille dans sa bouche le souffle de l’agonie, faisant ainsi de sa gorge un passeur […] » (Gwen Garnier-Duguy, Le Magazine des livres n° 24, mai / juin 2010). »)

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Gwen Garnier-Duguy écrit dans « Poésies, chronique », « Host figure l’amante en remontant ses sources », Le magazine des Livres, n°25, juillet-août 2010, p. 75 : « Toute la poésie […] [r]éduite comme peau de chagrin. Toute ? Mais non. Un petit village résiste encore et toujours à l’envahisseur. Il a nom Gosztola […] ».

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Article du fondateur du Dé bleu Louis Dubost (« Petite courtoise pour demain, Tout ce silence… ») paru dans Décharge (n°148, décembre 2010, p. 96-97) :

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Matthieu Gosztola est un rayon lumineux. Il a tous les talents. Il les a prouvés alors que l’horizon de la quarantaine se tient encore à quelques encablures. Musicien, docteur en littérature, peintre, poète, auteur, écrivain engagé…

Le choix de Collection n°10 s’est porté sur lui afin de livrer un éclairage de plus sur une activité gosztolienne bien trempée, la critique et la chronique.

L’artiste démontre ici que le créateur authentique ne vit jamais seul, ne travaille pas dans une tour d’ivoire. Nul mieux que Gosztola n’est en communion avec les autres, le monde, les petits et les grands, avec le vivant, avec les vivants – qu’ils soient morts ou vivants.

À lui s’applique à merveille la formule de l’épistémologue Georges Canguilhem : « la philosophie se nourrit de ce qui n’est pas elle.» Loin que Matthieu Gosztola ne soit pas lui-même, son travail dénote une idiosyncrasie plurielle et vivace. Cela à un point tel qu’on est en droit de se demander : mais comment fait-il ? Oui, comment parvient-il à inscrire et à exprimer avec autant de justesse des milliers d’univers ?

Le choix des textes qui suivent se présente au premier regard comme un tourbillon. C’est que l’exigence est au rendez-vous. Gosztola possède un sens aigu de la composition. Il sauve et rassure. Son style est clair et précis. La prolixité et la profusion demeurent maîtrisées.

L’actualité artistique ? On apprend et on se délecte. Mais on apprendra aussi à se déprendre – c’est une des belles pentes gosztoliennes – et l’on plongera dans l’Histoire, dans la Culture. Il suffit de jeter un œil à la table des matières. Alors, le lecteur peut être emporté (et pas emmené, même s’il reste une personne et n’est pas une chose prête à emporter). Porté par des vagues discrètes et puissantes au milieu des événements, le lecteur demeure debout même s’il n’a pas appris le surf des spots les plus fameux.

Gosztola, c’est l’inactuel qui retrouve l’actuel. C’est éternellement temporel comme disait Péguy. Et c’est aussi bien l’intemporel précaire et éphémère. Bref, c’est une communion. Rare.

Didier Bazy.

 

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