Nous sommes à peine écrits, chemin vers Egon Schiele.

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Compte rendu d’Isabelle Lévesque paru dans Poezibao le 23 février 2015 :

 

J’ai trouvé de toute part
Sans rien rapporter
Ce qui parle de toi

L’effleurement se lit dans la brièveté : sur chaque page, en haut à gauche, deux ou trois vers courts, rarement plus, et puis l’espace béant. « [À] peine » où regarder ce qui fut. Quelques pierres, perles ou mots retenus en soi, comme si l’intériorisation de l’instant conjurait sa disparition. Il faut lire les poèmes de Matthieu Gosztola lentement, regarder sur la page les lignes courbes et légères former le nid d’un amour à jamais inscrit. Ces instants ne sont pas captifs, ce sont des gestes, ils nous définissent en une suspension au présent, « on jette un regard », et ils nous révèlent :

« Le visage ça
Qui continue »

Le visage : origine. Consentement à l’immobilité pour que soit la perméabilité, « portes » en un mot. Un oiseau-âme s’envolera qui portera la « flamme », le corps n’est que. À peine.
Pour le nouveau livre de cette collection, « Poètes des profondeurs » de Recours au Poème, l’ouverture à un texte chuchoté comme une permanence ressentie, éprouvée, naissant de sa propre nécessité – rien à montrer :

« Une ébauche nous concerne
C’est cela
Vivre »

Le visage transcrit cette naissance, momentanément, l’être aimé la porte (perdu, pas tout à fait). En ce visage d’exception (chacun ouvre un espace infini et mortel), l’ailleurs et l’ici, le petit peu essentiel et court :

« Pour bâtir un autre lieu »

Ce visage ne fait que commencer, la vie s’ébauche, commence à peine, et cet amour qui veut l’éternité pour être. Si continuer n’est pas possible ici, où ?
L’évidence du sourire porte sa vérité secrète, instants « somptueux par amour ». Visage et mots devenus équivalents, en eux le pouvoir de se substituer l’un à l’autre, « ricochets ». Rebonds du souvenir sur une surface transparente, légère toujours, car cette légèreté nourrit le miracle (le mystère) de l’instant trouvé-préservé. Pour le dire, les mots simples et usuels, petite musique du jour qui n’exclut pas le chagrin énoncé en toutes lettres, aboutissement d’une rêverie où la présence reconnaît l’absence. Paradoxe et pourtant tout en ce « peu » : pour l’établir, une équivalence entre la peine et « ce qui a vraiment disparu ». Alors deviner ce qui enfoui « à peine » n’a pas disparu mais résonne « [p]armi les petites choses du jour ». Si Nous sommes à peine écrits, quelle exclusive pour le verbe absolu que l’adverbe relativise ou plonge dans le manque supposé ? Trop pour être écrit tout à fait ? Insuffisamment pour exister : le présent passif du titre (mais on peut aussi considérer qu’il s’agit du verbe d’état associé à son attribut…) laisse poindre ce qui manque :

« Est-ce d’irréalité que le bleu
D’un lac nous déchire ? »

Paysage lu dans sa réalité perceptible : l’écaille d’une peinture « [c]ouleur un peu frémissante / [D]’attendre ». Le donné restitué comme évidence, « il y a », quelque chose d’une approche intacte, incontestable et signifiante. La comparaison souligne les rapprochements d’évidence et se lit comme révélation d’une vérité sensitive où l’impossible n’est pas nié : « J’aimerais déplacer la mort / Vers d’autres lieux ». Il arrive qu’un verbe transitif soit employé absolument, « abolir », formulation d’un vœu pour écarter la mort ou cette distance, légère et terrible, qui interrompt ce qui pourrait être (« écrit[…] » à peine ce « nous ») . Trouver « Les mots / Pour t’entourer », couronne ou chimère, masque vivant. Lorsqu’un adverbe intense est lancé, « éperdument » par exemple, c’est contre l’écorce du peuplier. Poète aux portes du monde lisant à même l’arbre ce qui légué s’entoure ou entre dans le poème, « écorce » dans le reflet de lumière sur lequel se fixe l’espérance. Voilà ce reflet lançant le pronom répété, goûté, rêvé : « Tu es… » chante l’orchestre tautologique jusqu’au point d’aboutissement, « t’embrasser ». Aucune section : ni le fil, ni le monde coupés, tout rejoint, les lèvres pour le baiser ou le poème initiant le « rite », la musique. Pour ne pas se cogner :

« Ta mort a rendu la vie un peu
Folle d’épouvante »

Entre le tout révélé d’un lexique abouti, éprouvé, le balancement contre le lexique du « peu » et l’effacement : pour les fleurs par exemple « une tendresse de / [r]ien du tout dans le vent ».Pour les flocons, les oiseaux, la pomme, la pivoine :

« La jouissance est ce geste très
Lent de soulever ce qui n’a pas
De poids »

Entre les couleurs, l’instant, seul et celui-là, qui tremble en restant en vie. Visage à tout jamais et rire, vers ce qui sera la tension vibrante – l’attente :

« L’amour est une demande faite
À l’éternité »

La deuxième partie se distingue d’abord typographiquement de la première par la disparition des majuscules. Et c’est justement cette réalité de la disparition qui se pose ainsi révélée dans l’effacement du signe, quand celle à qui l’on s’adresse est « défaite jusqu’à la cendre ». « [S]ilence », en treize occurrences – une seule fois en première partie – calque vide où le contour absent à peine.
Initialement, celui des pierres : « Au fond de l’eau les pierres / Nous ressemblent // Elles sont avec leur secret ». Mais parfois, par surprise, un souvenir (scellé ?) involontaire s’impose : « un souvenir n’est pas un souvenir // il est des visages qui se tiennent debout / dans la pensée / et qui soudain prennent la parole / nous donnant des mots / que nous n’attendions pas ».
Le visage aimé, lumière et source, enfante. Jusqu’à la mer, il élargit la vie. Et larmes. Vie-amour en ce poème.
Le présent fait entrer dans cette « éternité » miraculeuse et suspendue. Sa vérité fixée sur deux vers ne se peut dissoudre, chaque instant la nourrit de sa certitude. Or Nous sommes à peine écrits éprouve ces prémisses qu’une vérité éternelle éclaire dans le poème ainsi né.
 
Nous sommes à peine écrits, Matthieu Gosztola,
Recours au Poème éditeurs, 2015 – 175 pages – en téléchargement, 7 €

*

Compte rendu de Sabine Huynh paru dans Terre à ciel en avril 2015 :

La perte de l’autre, c’est celle de ce qui parle le plus de l’être : celle de son regard, tendu vers l’ailleurs où bâtir et tenir ensemble, et celle de son visage, qui recueille le temps. La perte de l’autre est donc la perte de repères à la fois verbaux, spaciaux et temporels : perte totale de sens. C’est aussi la fermeture de « mille portes ouvertes », la fin des découvertes, les fleurs pour personne – « une tendresse de / Rien du tout dans le vent » –, la stupéfaction du corps pris dans l’étau de l’ombre. La perte clôt, tait, fait trembler le vivre, transforme en pierre. Celui qui cherche à lui échapper ne trouvera-t-il que l’absence, finissant par s’égarer en elle ? Pas s’il sait extraire des mots de la tendresse des rêves et des souvenirs de « l’éblouissement d’aimer », semble nous dire Matthieu Gosztola, dont la poésie en empreintes discrètes sur fond de neige aveuglante distille un chant fêlé de peine écrite, tristement doux, et nécessaire.

J’ai du chagrin

C’est quelque chose de
Semblable
À ce qui a vraiment disparu

*

Compte rendu de Michel Ménaché paru dans Cahier Critique de Poésie, numéro 30-1, avril 2015 :

Pianiste, photographe, poète et critique littéraire, Matthieu Gosztola rassemble dans son dernier recueil de courts poèmes écrits après un deuil intime. Les figures de l’absence engendrent d’infinies variations, attisent la brûlure intime du vide : « Le visage / Est un départ sur place. » Le pouvoir de l’infime peut être immense quand l’émotion survit en multiples échos, par la seule présence d’une photographie ou d’une image enfouie. Le regard ne se contente pas de voir, il scrute au-delà : « Il suffit d’un tout petit visage / Pour faire sur l’eau des / Souvenirs / Les plus beaux ricochets. » La mémoire est inséparable de la mort. Si oublier c’est faire mourir en soi, se souvenir c’est invoquer ce qui n’est plus mais qui résiste : « Ton visage / A fait un enfant au silence. » Écrire alors, c’est la rage consciente ou non de féconder le déni du manque par le poème, jeter un pont entre la réalité rejetée et l’envol de l’imagination : « Gabrielle traverse / cette mort inventée. » L’auteur exprime avec une grande délicatesse d’images les sentiments fraternels du « tremblement de vivre. » Le temps retrouvé de l’enfance lui permet de retisser le lien rompu, de revivre la fusion ardente : « Tout ce qui nous relie / c’est l’évidence des sources. » Si Egon Schiele, le peintre des morsures du désir et de la douleur, a cultivé un lien fusionnel avec sa sœur Gerti, son double féminin, le poète quant à lui n’a pas franchi les limites de la pudeur. Il continue d’être en chemin : « peut-être est-ce impossible / de venir à bout d’un visage. »

*

Compte rendu de Marilyne Bertoncini paru dans Europe, « Pierre Klossowski, Charles Dobzynski, Poètes d’Espagne », numéros 1034-1035, juin-juillet 2015, p. 314-315 :

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De qui ce « nous » parlera-t-il — « à peine » ? Lignes dis/cursives, en suspens, traçant l’aube de quel cheminement, du poète au peintre ? « À peine », dans l’ébauche, ou la douleur — dans la nouveauté de ce qui vient juste d’être… Ce « nous » s’ancre / s’encre si peu, qu’il n’est nommé qu’une minuscule fois, au mitan du recueil, effleuré dans deux poèmes consécutifs : gabrielle, qui aimerait vivre et qui « traverse / cette mort inventée », et david dont les yeux « sont capables / de garder les arômes ». Le mystère ne sera pas levé par cette suite en deux parties consacrées à l’in-fini, au plus impalpable de l’expérience, à l’évanescent opaque de ce qui se nomme si difficilement et n’a pas plus de poids que les personnages de cette « fiction lyrique ». « La jouissance est ce geste très / Lent de soulever ce qui n’a pas / De poids » dit le poète : ce geste, peut-être celui de l’écriture, pose cette dernière sur le plan de l’inchoatif — ce qui toujours est commençant, dans l’infinitude, l’incomplétude de ce qui se déroule, s’écoule comme « l’interminablement de l’eau », vers un toujours à-venir, « un départ sur place » auquel invitent le visage et les yeux.

Les poèmes sont en suspens — quelques vers en haut de chaque page, surplombant le vide d’une immense marge — le blanc lumineux d’une page, de l’écran, symbolisant l’entre-deux, « l’espace intermédiaire » où — conscient qu’« il n’y a pas sur /Terre/de départ heureux » — s’élancer avec le poète à l’aide des lignes-lianes dans l’espace du rêve, qui tient nos vies en mémoire : « Vivre est cette façon de se / Tenir à la rambarde du rêve et / De laisser des petits mots à la / Libre appréciation du vent ».

Se laisser porter, donc, par cette imprécision que reflète également l’absence de toute ponctuation, l’incomplétude des phrases, bribes dans une quête où « L’ombre crispe ton corps et je / Cherche // Les mots / Pour t’entourer / Et faire que le miracle abolisse ». Ce prodige ne peut être que celui des mots, cette « poignée de fèves », qui enclot — presque — la mort — cet Autre du texte (l’auteur, sur son site Internet, n’a-t-il pas noté en exergue : « Faire l’expérience en soi d’une altérité constitutive » ?) ; l’autre et son énigme, qu’illustre le visage flottant, d’une bulle de texte à l’autre — visage-thème récurrent et levinassien de la poésie de Matthieu Gosztola, constituant du recueil l’ultime seuil : « très loin et très près / il y aura ce qui produit la fièvre / de s’être désaltéré // d’un seul silence : // un visage aimé ».

Le texte magnifique provoque une permanente tension entre lyrisme amoureux, plein de la matière des corps et du monde, et légèreté d’une écriture à peine posée — trace d’un passage d’oiseau sur la neige, trait griffonné d’un dessin d’Egon Schiele tentant de capturer l’émotion d’un mouvement : « Avec l’agilité des oiseaux / Qui s’abandonnent / Un peu au vent // Les instants nous crayonnent ». Cette tension entre l’amour de la vie et la mort de l’aimée — « Ta mort a rendu la vie un peu / Folle d’épouvante » — porte vers l’au-delà qui se faufile pour le poème aux points où cède le réel : « Les instants sont en taffetas / Déchiré // Près des coutures », miroitement à peine contrebalancé du poids d’un bouquet de pivoines « dans le tremblement de vivre », d’« Un contrepoids d’horloge / Et une pierre à fusil », ou encore de telle nature morte aux huîtres :

Le reflet des huîtres

Sur la carafe à tête de singe

Des points de couleur

Sur les olives de la coupelle

Des noix cassées

Et sous ta langue

Le poème

Voyage à travers le silence, dans « le muet / et le tremblant / de ce qui va dire son nom », l’écriture de Matthieu Gosztola nous mène et nous maintient — à traits dépouillés, inlassablement repris et répétés, comme une esquisse crayonnée — au plus près de l’origine de l’écriture, point « aveugle » d’où sourd la création poétique, « ruche de silence / inlassable / comme une source inconnue ». Elle nous conduit dans l’éblouissement de ce qui doit naître, dans l’éclat d’un désidératif du poème, démiurge qui se propose de recréer la vie et son énigme : « Et la vie du visage est intacte / quand le poème l’a traversée ».

*

Compte rendu de Yves Humann paru dans Nunc, numéro 37, novembre 2015, p. 118-119 :

Attention, voici un recueil à ne pas laisser passer ! Si j’étais a priori un peu réticent par rapport au principe des éditions numériques, je suis très reconnaissant envers les éditeurs de Recours au Poème de rendre possible la publication d’un tel recueil, ainsi que celle des quelques autres que j’ai eus sous les yeux (je ne dirai pas dans les mains!). Ce très beau recueil, très dense, flirte avec l’ineffable, avec une rare délicatesse et une douceur extrême. Matthieu Gosztola dit avec beaucoup de pudeur la justesse du vivre à l’intérieur du mourir, par des variations autour d’un visage, de moins en moins défini, de plus en plus infini…

La petite musique nous conduit par la main jusqu’au terme, qui est à peine nommé. « cette vie/pour aller/à pas comptés/jusqu’à la blancheur du vent ». Le mot « mort » n’apparait que quelques fois, dans la peur (lorsque l’esprit est absent, et il l’est rarement) et dans l’incrédulité de la présence à l’instant. Le terme semble être aussi ce qui ouvre…Ce qui étonne, en revanche, c’est le sous-titre Chemin vers Egon Schiele, la douceur du poème de Matthieu Gosztola semblant tellement éloignée de la violence des tableaux de Schiele. Peut-être l’auteur propose-t-il cette référence à cause de ces êtres souvent décharnés qui, dans les tableaux de Schiele, semblent porter à la visibilité le mourir qui les consume, dans une sensualité froide assez éloignée, me semble-t-il, de celle doucement suggérée par Gosztola… L’infini, c’est aussi l’inachèvement… et le livre oscille entre le désir de vivre plus loin (le refus du renoncement) et l’espérance de l’infini. Ces courts poèmes disent abstraitement le désir et l’incarnation (c’est tout leur charme) en même temps que l’éloignement inéluctable. Et c’est cela qui les rend si émouvants : « Nous regardons vers le jardin/Avec mes larmes/Vers l’embrouillé des plantes/Un pigeon que tu ne regardes/Pas nous envole ».

L’art poétique de Matthieu Gosztola semble tenir dans ces vers : « Vivre est cette façon de se/Tenir à la rambarde du rêve et/De laisser des petits mots à la/Libre appréciation du vent ». L’art poétique ou le vivre poétique, c’est tout un… La nature est présente, mais d’une manière très peu descriptive : « Est-ce d’irréalité que le bleu/D’un lac nous déchire ? ». Preuve est faite qu’émotion et abstraction peuvent aller ensemble.

Deux influences sont lisibles : Emmanuel Levinas pour ces variations autour du visage, mais il ne s’agit nullement ici de s’essayer à une transcription « poétique » de la thématisation levinassienne du visage. Bien plutôt l’approche poétique incarne le thème dans ses déclinaisons que sont la fragilité et la loi. Le visage m’apparait dans une fragilité qui requiert ma responsabilité, et en même temps, il est puissance impérative qui m’ordonne, explique Levinas. Le poète, ici, se tient face au visage, avec la diversité ouverte par la palette de ses suggestions, sans décrire, ce qui serait fixer. Et il s’efforce à répondre de ce visage en poème : « le visage a coutume/de laisser toutes les réponses/du côté des fleurs/en échange de l’ombre/qu’elles dessinent/et des rectifications/qu’elles n’arrêtent pas de faire ». L’autre influence perceptible est celle d’Antoine Emaz, non par l’état d’esprit (la poésie d’Emaz est plus rude, plus rugueuse) mais par le souci remarquablement réussi de la densité spirituelle. Dire pudiquement la douleur, par exemple : « rupture:/le visage nous/dérobe/pour emmener nos soupçons/avec nos corps/jusqu’au fer blanc des larmes ». Osons une troisième référence, Antonio Porchia, par le décalage des balises de la pensée… « Avec l’agilité des oiseaux/qui s’abandonnent/Un peu au vent/Les instants nous crayonnent ».

La vie qui, ici, disparaît, est une ébauche. Mais toute vie n’est-elle pas cette ébauche ? Le secret que ce livre porte est le secret universel de la vie à jamais inachevée et de l’espérance que souffle l’instant lorsqu’il est plein et précieux, comme il sait l’être, dans le temps avare des instants comptés. « Parfois nous sommes de /Douceur/Alors les oiseaux sont leur/Chant ». Le livre de la vie reste une ébauche car l’instant, dans ce qu’il donne et dans ce qu’il [retient], dans ce qu’il donne ou dans ce qu’il [retient], tient l’esprit en suspens : « Chaque instant a une cour/Intérieure ». Le terme du livre est un entrelacs de douleur contenue et de grâce échappée, où triomphe l’ambivalence de l’amour et la mort enlacés : « tu es ensemble/tu te tiens là où la lumière/vient d’être aimée ».

*

Voir aussi le compte rendu de Marie-Josée Desvignes paru dans La Cause littéraire le 28 mars 2015.

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